Ne pleure pas pour ça… mais pourquoi pas?

« Tu paniques pour rien. Arrête de brailler. Tu ne t’en souviendras plus le jour de tes noces! ». Voilà des tentatives de gestion des émotions déjà entendues, mais sont-elles efficaces?

Pourquoi vivre ses émotions?

S’il y en a des plaisantes, il y en a aussi des plus difficiles à supporter. Comme les émotions sont des états internes, elles ne peuvent donc pas être évitées avec succès. Éviter de ressentir des émotions, c’est un peu comme essayer d’éviter de ressentir la faim, un autre état interne. Cet évitement pourrait fonctionner pendant un certain temps, mais ne serait pas sans conséquences.

 

Vivre ses émotions:

Vivre ses émotions implique de les identifier, de les reconnaître quand elles arrivent et d’être capable de les tolérer. Le but? Se mettre en mode résolution de problème. Comme l’émotion est normale et naturelle, vivre certaines émotions devant son enfant peut lui montrer que d’être parfois triste ou déçu fait partie de la vie. Nommer l’émotion que vous vivez pourra l’aider à le faire lui aussi, lorsque le moment sera venu.

Attention à la tendance naturelle qui est d’invalider l’émotion. La majorité des adultes ont déjà entendu des phrases qui minimisent nos sentiments ou encore nous font sentir inadéquats, tel que « ne pleure pas pour ça » ou « franchement, ce n’est pas grave ». Bien que ces phrases puissent être dites avec de bonnes intentions, il est rare que leur utilisation aide réellement l’enfant à gérer ou à apprendre à gérer ses émotions.

De manière générale, elles donnent l’impression de ne pas être compris et peuvent augmenter la charge émotive.

 

Voici quelques suggestions pour aider votre enfant à vivre ses émotions:

  • Nommer ce qu’il vit.
    « Je vois que ça ne va pas. » Contrairement à la croyance populaire, nommer l’émotion de l’enfant va en diminuer l’intensité et non pas l’augmenter.
  • Valider ce qu’il vit.
    « Je sais que c’est fâchant, je te comprends. » La validation a souvent pour effet de diminuer l’intensité de l’émotion, car on se sent compris.
  • Consoler.
    Jusqu’à environ 4 ans, le doudou peut être encore utilisée pour sécher les grosses peines, mais allez-y avec votre instinct!

 

Si l’émotion ne passe pas, essayer l’humour ou la fantaisie. Demandez-lui ce qu’il ferait s’il avait une baguette magique ou s’il pouvait faire un souhait. Débuter une petite conversation sur ce que ça donnerait. Dites-lui que vous aussi vous souhaiteriez avoir cette baguette magique, mais que malheureusement, ce n’est pas possible.

Dans les cas où l’émotion est d’une forte intensité, on peut diriger l’attention ailleurs. Si tel est le cas, il est important d’y revenir une fois que tout le monde sera calme.

Même si elles sont parfois désagréables, les émotions sont normales et nécessaires. Les gérer ne veut pas dire ne plus en vivre. Gardez en tête qu’elles vont finir par passer, un peu comme une grosse vague qui finit toujours par redescendre!

Source : mamanpourlavie.com