L’ingratitude! (2e partie)

Valérie Brousseau-Dubé, diplômée au baccalauréat en sexologie

Coordonnatrice en prévention Famille/Enfance/Jeunesse

Nos enfants, on les aime inconditionnellement, et on ferait tout pour eux. Mais cela n’empêche pas que certains de leurs comportements peuvent nous déranger, voire beaucoup nous décevoir. C’est le cas, entre autres, de cette capacité qu’ont certains jeunes à se montrer particulièrement ingrats, et à croire que tout leur est dû.

Il est bien important de faire la différence entre un comportement ponctuel et une habitude. Il est parfaitement normal qu’un jeune ait parfois une mauvaise journée, une grande déception ou un excès de colère, cela devient problématique lorsqu’on a l’impression que ces comportements négatifs surviennent sans cesse.

De plus, il faut tenir compte du caractère de chacun : certains enfants se montrent plus têtus que d’autres, et cela est un trait de leur personnalité.

Des changements à effectuer

Dans l’immense majorité des cas, l’ingratitude des enfants provient surtout de la manière dont ils sont éduqués et des valeurs qui leur sont inculquées. C’est bien connu, les jeunes apprennent par l’exemple et par l’habitude. Voici donc quelques pistes pour vous aider à traiter ce problème :

– Prêcher par l’exemple : on ne peut pas s’attendre à ce qu’un enfant se montre poli et content de ce qu’il a si l’on se plaint soi-même sans cesse. Il ne sert à rien de lui apprendre à dire merci si on ne le fait pas! On devrait constamment montrer à nos proches (conjoints, amis, collègues, voisins, etc.) que nous sommes reconnaissants de ce qu’ils font pour nous, même si c’est normal.
– Imposer des limites : ne pas céder aux caprices des enfants, ne pas les câliner 2 secondes après les avoir chicanés (même s’ils pleurent toutes les larmes de leur corps), ne pas leur acheter tout ce qu’ils désirent même si l’on en a les moyens.
– Être constant et apprendre aux jeunes que leurs comportements négatifs ont des conséquences. Ils devraient connaître à l’avance la punition (adaptée selon l’âge) qui les attend, et surtout, savoir qu’elle sera mise en œuvre. Il ne sert à rien de les menacer si on sait qu’on n’ira pas jusqu’au bout.
– Leur enseigner à respecter ceux qui les entourent, peu importe leur âge et leur situation d’autorité.
– Féliciter les jeunes lorsqu’ils se montrent polis et respectueux, lorsqu’ils partagent leurs affaires, lorsqu’ils aident un ami. Les enfants ont tendance à vouloir répéter les actions que l’on aime.
– Encouragez les enfants, même les plus jeunes, à participer aux travaux et aux tâches familiales : porter un sac d’épicerie, mettre leur assiette dans l’évier ou le lave-vaisselle, etc. Et les remercier pour leur aide. Ils doivent réaliser que leurs actions sont indispensables, mais que la gratitude qui l’accompagne est aussi indispensable
– Leur expliquer, dans des mots adaptés à leur âge, que vous ne pouvez pas toujours leur donner ce qu’ils veulent, et que vous-même n’avez pas toujours tout ce que vous voulez.

Source: http://www.canalvie.com/famille/education-et-comportement/articles-education-et-comportement/mon-enfant-est-ingrat-1.1437404